Miniere di Cogne

C’est au fin fond du Val de Cogne perché sur un flanc de la montagne que se trouve l’ancien site minier de Cogne . De Toulon, 6 trains sont nécessaires pour s’y rapprocher au maximum, à savoir la ville d’Aoste, terminus du réseau ferré, (Italie/Nord-Ouest).

Au départ du centre d’Aoste à 8h40 (580m) le trajet se poursuit, cette fois-ci en vélo direction le Village de Cogne pour le bourg de Lillaz (1610m); arrivée peu après 14h.

distance 30 km dont 25 de montée.

Le village de Cogne (1544 m) s’étend sur le pré de Saint-Ours, une des plus vastes prairies de montagne en Europe, au cœur du parc national du Gran Paradis.
Son plus haut sommet, avec 4.061 mètres, est le Grand Paradis, le seul “quatre mille” entièrement en territoire italien. 
Lillaz est au fond de la vallée, 3km au dessus de Cogne.

Le Gran Paradis au fond du vallon de Valnontey

piste forestière entre Cogne et Lillaz

Le vallon & torrent Valeille

le torrent Valnontey

Le massif du Mont Creya et « La Miniere di Cogne ».

Nous voici devant le site d’extraction de magnétite de Cogne et son ancien village minier, Colonna, le plus haut d’Europe, à l’abandon depuis la fin des années 1950.


torrent de Bardoney

le lac de Loie ( 2354m) et au dessus le vallon de Bardoney

Nous sommes le 28/09, 10h 15 du matin, il a fait très froid cette nuit.

Avant et après.

La tempête Alex est passée à Lillaz dans la nuit du 01 au 02 octobre. Les torrents d’Urtier et de Valeille se rejoignent à l’entrée du hameau, méconnaissables.

L’unique route d’accès entre Lillaz et le reste de la vallée sera bloquée plusieurs jours. Les mines de Colonna et de Costa del Pino en amont ont pendant des décennies rejeté leurs terrils sur les flancs de la montagne qui par l’action de l’eau ont recouvert la route.

direction Colonna, enfin….

La chapelle (en haut à gauche) qui étonnement après 60 ans d’abandon a gardé sa toiture intacte.

Le Grand Paradis

Le village minier de Colonna situé à 2400m.

Cette énorme coulée de roches représente la quantité de terril extraite des galeries de Colonna. Les photographies ne rendent pas compte de l’ampleur de la chose.


la mine de Costa del Pino

L’entrée de la mine pour une visite guidée, pour moi se sera une prochaine fois.


la parenthèse picturale (seconde visite à Colonna)

Pour cette troisième montée à Colonna, le temps est merdeux, qu’importe, le bivouac m’attend là haut.

Soirée au coin du feu dans un des bâtiment. A ma droite, l’entrée principale de la mine condamnée…, pas vraiment.

Très intimidant, je vole ces 2 clichés et ressors fissa.

5h00 du matin, il a neigé cette nuit et le réveil est plus que glacé…, le feu, vite.


L’émotion est intense, une sensation indescriptible.

le Grand Paradis dans les nuages

7h50, malgré le froid, je reprends le portrait. Des va-et-vient entre le feu (à gauche) et la peinture.

10h15, transi de froid, l’heure est de redescendre à Lillaz. Une expérience unique qui se concrétise.


Après quelques jours exécrables en terme de météo, une ouverture s’opère ce matin.

Direction le Mont Creya après avoir dépassé Colonna.

Punta Garin (3448m)

Malgré un soleil radieux, le sommet du Mont Creya est balayé par un vent soutenu et la vallée se peuple à vu d’œil de masses nuageuses, l’heure est venue de rejoindre le camping.

Cette rigole qui passe sous le bâtiment accueille un petit filet d’eau. Gelé au moment de la photo, il s’avère être le seul point d’eau pérenne à Colonna.

Un ‘ spécial merci ‘ à Giuseppe qui m’a accueilli avec beaucoup de gentillesse à son camping ‘Les Salasses’. Sa connaissance de la mine dans laquelle il a travaillé 19 ans. Ces fragments d’histoire sur le site: dans les années 1950, les enfants de Cogne montaient au village minier de Colonna pour assister aux projections cinéma, seul lieu dans la vallée qui en disposait d’un.

Après 3 semaines dans le Val de Cogne, il est temps de rentrer.

Une journée supplémentaire pour découvrir Aoste et son aciérie ‘La cogne’

Le spectre du masque qui durant ces 3 semaines s’était relativement estompé a repris dès mon départ de la gare de train d’Aoste.

septembre/octobre 2020